TÉLÉCHARGER EMC CHIRURGIE ORTHOPEDIQUE

validée, l'EMC répond aux demandes exigeantes de votre pratique quotidienne. Les grandes thématiques: principes généraux de la chirurgie orthopédique. Retrouvez tous nos livres, traités EMC, revues et ebooks en chirurgie orthopédique et traumatologique. Achat en ligne, toutes les spécialités médicales et. À la fois exhaustive et validée, l'EMC répond aux demandes exigeantes de votre pratique principes généraux de la chirurgie orthopédique et traumatologique.

Nom: emc chirurgie orthopedique
Format:Fichier D’archive
Version:Dernière
Licence:Usage personnel seulement (acheter plus tard!)
Système d’exploitation: Android. Windows XP/7/10. iOS. MacOS.
Taille:55.47 Megabytes


Complications nerveuses Au membre supérieur, elles concernent les nerfs ulnaire et radial et plus rarement le nerf médian. L'orthopédie n'est pas une discipline à part et est même peut être en retard. Techniques du traitement des fractures. La tête est maintenue en exerçant une légère traction : soit par un étrier de Gardner accroché à une poulie ou tenu par un aide pendant la confection du plâtre, étrier qui sera ôté une fois le plâtre dur ; soit par une tierce personne qui maintient la tête en corrigeant les rotations ou inclinaisons. Débuter le plâtre au niveau de la tubérosité tibiale antérieure. Nous nous efforcerons ainsi de répondre aux questions suivantes : Qu'entend-on par orthopédie connectée? Ce lissage, à chaque tour de bande, évite le feuilletage entre les couches, assure l'homogénéité du plâtre et permet l'expulsion des bulles d'air.

Marche à suivre pour accéder à la version numérique des traités de l'​encyclopédie via BAnQ. Encyclopédie Médico-Chirurgicale (EMC). Les références des traités EMC, plus de , sont maintenant disponibles EMC – Techniques chirurgicales – Chirurgie plastique reconstructrice et esthétique EMC – Techniques chirurgicales – Orthopédie – Traumatologie. emc orthopedie gratuit encyclopedie medico-chirurgicale emc santé Télécharger EMC Appareil Locomoteur PDF gratuit livre médecine.

L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé ANSM a déterminé les limites et la responsabilité de cette qualification. Alors que les informations générales peuvent être diffusées au public, les données ayant un impact sur la thérapeutique sont critiques et doivent relever du secret médical ou d'avis spécialisés figure 3.

Néanmoins, Wong et al. Le rôle du smartphone et de l'application numérique devient important dans la pratique quotidienne. Les chirurgiens y trouvent des ressources bibliographiques, des aides techniques et des scores cliniques. Le patient y cherche un lien avec les soignants, une auto-évaluation ou des informations vulgarisées. Relation médecin-patient La fin du paternalisme dans la relation médecin-patient a débuté dès les années [15] et c'est la technologie qui a suivi une tendance de la société, plutôt que le numérique qui a créé un nouveau besoin et de nouvelles attentes des patients.

L'orthopédie n'est pas une discipline à part et est même peut être en retard. Les outils de Virtual Private Network VPN , protocole d'échange permettant de créer un pont numérique entre le réseau hospitalier et le mobile du praticien, ont permis la gestion des patients à distance. Le transfert des radiographies par messages MMS ou mails ou l'accès au dossier patient en sont des exemples.

Les consultations à distance se développent d'ailleurs dans les pays anglo-saxons par ex. MD permet une consultation en vidéoconférence avec un spécialiste. Horner et al. Il s'agit donc aussi d'un enjeu de santé publique et d'économie.

Évaluation clinique Les orthopédistes se sont intéressés aux outils de mesure, et le recul permet de justifier le développement de ces aides cliniques. Milani et al. Outre la reproductibilité, un tel outil permettrait d'améliorer la fiabilité de l'examen des praticiens en formation ou peu expérimentés [18].

Au-delà de données simples comme les amplitudes articulaires, les scores cliniques utilisés en routine pour le suivi des patients sont digitalisés. Ils servent dans la décision clinique car certains seuils représentent une indication chirurgicale par ex.

Cependant, la multiplicité de scores et la complexité de certains rendent leur utilisation difficile en pratique clinique. Cette standardisation de l'évaluation clinique permet d'obtenir des données fiables et reproductibles.

Ces données servent de rationnel à la définition d'attitudes thérapeutiques ou de seuils d'intervention. Les objets connectés et les applications peuvent aussi collecter des données plus subjectives fatigue, douleur, bien- être. De plus, la présence d'un symptôme n'est pas forcément synonyme de pathologie ; Hack et al. Ainsi, tous les patients ayant une activité physique ou mesurant divers paramètres fonctionnels peuvent procurer des données.

Les capteurs mesurent des données simples mobilité, fréquence cardiaque, température , mais ces paramètres vont certainement se complexifier. Décision thérapeutique Le choix thérapeutique est le confluent entre les données de l'examen clinique et le savoir expérience et connaissance du chirurgien. Certaines applications à but thérapeutique sont validées par des sociétés savantes qui cautionnent leur utilisation.

Elle propose des algorithmes décisionnels basés sur des données du traumatisme ou l'état clinique du patient. Il existe une responsabilité de l'utilisateur, mais aussi de l'éditeur de l'application. Dans le domaine de l'orthopédie, les seuls outils disponibles à ce jour utilisent des données renseignées par les chirurgiens, mais le machine learning ne tardera pas à utiliser des données et en déduira une prise en charge.

Cependant, l'algorithme suggéré au chirurgien devra faire la preuve de sa pertinence : en orthopédie comme dans d'autres spécialités, il n'existe pas qu'une seule prise en charge optimale. Le caractère opposable d'une prise en charge incorrecte sera donc un risque nouveau pour le chirurgien. Par ailleurs, l'automatisme de la décision a deux écueils : le transfert de responsabilité éthique et légale comme nous l'avons évoqué et l'absence d'intervention du jugement, fondement de la médecine.

Cela risque de modifier grandement les pratiques, avec par exemple l'exigence de critères plus nombreux et plus objectifs pour la prescription d'une arthroplastie, comme le soulignaient Ibrahim et al. Néanmoins, il est difficile de modéliser des pathologies complexes et l'état actuel des connaissances semble être en faveur d'une prise de décision reposant à la fois sur le machine learning et l'expérience clinique du praticien [26].

Les outils connectés constituent-ils des développements incontournables comme aide éducative? Éducation Les multiples initiatives numériques comme la réalité augmentée sont autant de portes vers l'intégration du numérique dans la pratique et l'enseignement.

Des banques de techniques chirurgicales en ligne existent, telle VuMedi www. Pubmed www. Les modes d'apprentissage évoluent. Tous les journaux scientifiques publient des versions en ligne et le développement des journaux en open access témoigne de cette appétence pour les supports totalement digitalisés.

Les applications mobiles suivent donc, là aussi, cette démarche, en offrant une multitude de possibilités dans les supports d'éducation ou d'information. Les scores cliniques digitalisés utilisés en consultation [38, 39] peuvent servir de support d'enseignement. L'effet sur le niveau de formation grâce à ces outils n'a pas fait l'objet d'évaluation à notre connaissance, mais il est vraisemblable qu'ils viendront en complément et non en concurrence de l'enseignement traditionnel.

DrawMD Orthopedics [41] permet aux chirurgiens de créer des ressources pédagogiques spécifiques de chaque patient à partir de différents modèles anatomiques. Ces modèles montrent différentes pathologies ou interventions qui sont des supports pour l'éducation et l'information du patient.

Le chirurgien peut montrer le déroulement d'une arthroplastie de hanche, de genou, illustrer le fonctionnement de muscles utiles pour la rééducation ou les voies d'abord chirurgicales. De même, Orthopedic Patient Education 3D4 Medical crée des animations ou des vidéos courtes, expliquant des pathologies avec le support de l'anatomie. Ces applications sont un complément des sites académiques d'information et autres plate-formes d'enseignement plate-forme SIDES — Collège Français d'Orthopédie et Traumatologie.

Société Française de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique

Pour le praticien, l'utilisation des outils numériques a également explosé au cours des cinq dernières années [42]. La question générationnelle est réelle mais surestimée.

Le savoir est adapté à ce format, mais il faut encore trouver son mode de transmission. Ce défi est important au regard de la législation, notamment sur le statut médico-légal des internes et la nécessité accrue de formation. Enfin, il s'agit d'une opportunité unique de promouvoir l'éducation dans les pays à faible moyens tant la mise en place d'un programme d'éducation est coûteuse construction de facultés, laboratoires d'anatomie, encadrement des étudiants. Car si les moyens financiers des universités et des institutions universitaires sont inégaux dans le monde, l'équipement mobile est bien développé et l'enseignement par ces interfaces est bien moins complexe à mettre en oeuvre.

Au Rwanda, un modèle de réparation tendineuse montrait que la simulation favorise l'apprentissage cognitif et permet une amélioration du savoir et du savoir-faire des étudiants via des applications de Touch Surgery [43]. Perspectives Faire la liste des projets en intelligence artificielle AI et sur le recueil des données patient serait fastidieux et aussitôt obsolète tant nous profitons chaque jour de nouvelles innovations. Mais l'AI et le machine learning sont certainement les perspectives les plus évidentes.

Sans entrer dans un scénario alarmiste dans lequel la machine prendrait le contrôle sur l'homme, on peut se poser la question de la fiabilité de la décision prise par la machine et des conséquences de l'absence de rétrocontrôle. L'homme a cependant toujours eu des réactions de protectionnisme à chaque évolution technologique [44], ce qui permet de créer des systèmes de veille, des garde-fous. Ce processus prendra donc du temps [45]. Vérifier la conformité, valider les données acquises, identifier les limites, la capacité à réduire les risques, et la capacité d'adaptation à des situations changeantes sont des défis à venir.

Les garde-fous légaux existent mais l'information du public est très imprécise et ces technologies ont une pénétrance extrêmement rapide dans la société. Cette évaluation est faite par des acteurs indépendants par ex. Mais la labellisation n'est pas tout et elle doit s'accompagner d'une veille pour la promotion des applications nouvelles.

Il s'agit là d'un sujet dépassant le cadre d'une conférence d'enseignement et ces discussions sont au confluent de la philosophie, de la politique et de l'extraordinaire puissance et dynamisme de la révolution numérique. Quand les initiatives sont profuses à un point tel qu'un journal dédié existe Journal of Mobile Technology in Medicine, en open access , le rôle du sapiteur ou des sociétés savantes sera de faire la part des choses entre le gadget numérique et la recherche d'applications de qualité [46].

L'avenir de ces outils est aussi la possibilité de s'adresser à tous les patients. Des modes de communication digitaux doivent être développés pour répondre à des patients en situation de handicap.

ORTHOPEDIQUE CHIRURGIE TÉLÉCHARGER EMC

Les enceintes intelligentes Google Home ou Alexa de Amazon répondent à ce problème avec la présence d'un automate de dialogue et de surveillance à domicile. La gestion globalisée du patient par des coordinateurs numériques pourrait optimiser le suivi des patients et intégrer toutes les données du patient.

L'objectif sera la surveillance au domicile des patients fragiles, l'évaluation de la période postopératoire ou la mise en place de campagnes de prévention. Conclusion Les applications mobiles se développent en orthopédie. De la démarche diagnostique, en passant par la décision thérapeutique et l'intervention chirurgicale, et jusqu'à l'évaluation du résultat, le chirurgien peut être aidé dans sa prise en charge.

La société plébiscite les objets connectés et le quantified self. Le chirurgien doit par conséquent apprivoiser et promouvoir ces outils car il s'agit de l'avenir, de son avenir, proche, et surtout de l'avenir de ses patients. Déclaration d'intérêts L'auteur déclare ne pas avoir de liens d'intérêt en relation avec la conférence. Remerciements L'auteur tient à remercier le Professeur Rémi Kohler pour son avis éclairé sur la santé connectée et ses conseils de rédaction.

Références En savoir plus [1] Musk E. New Perspectives Quarterly ; 31 : 51—5. Santé connectée. In : La révolution de la santé connectée : définitions, enjeux et perspectives.

Paris : Sauramps ; A systematic review of healthcare applications for smartphones. Toward a use case based classification of mobile health applications. Stud Health Technol Inform ; : —9. How to identify, assess and utilise mobile medical applications in clinical practice. Int J Clin Pract ; 68 : — The prevalence of cam-type femoroacetabular deformityin asymptomatic adults.

J Bone Joint Surg Br ; 93 : —7. Mobile app rating scale : a new tool for assessing the quality of health mobile apps. Do smartphone applications in healthcare require a governance and legal framework? It depends on the application!. BMC Med ; 12 : Le patient connecté.

Les chirurgiens orthopédistes sont-ils des geeks? Rev Chir Orthop Traumatol ; : —8. Préparation Elle est importante afin de réaliser l'appareil plâtré selon un rythme continu. Le membre à immobiliser est recouvert d'un jersey tubulaire en coton préalablement roulé, après lavage et traitement des lésions cutanées préexistantes.

CHIRURGIE TÉLÉCHARGER ORTHOPEDIQUE EMC

De diamètre adapté, il est appliqué en le déroulant afin d'éviter les plis, sources d'irritation locale, voire d'escarres. Il facilite aussi l'ouverture du plâtre à son ablation. Il ne doit pas être trop important au risque de rendre l'immobilisation inefficace. Un double jersey sans adjonction de ouate est de préférence utilisé dans les réductions orthopédiques, afin de mieux modeler le plâtre, mais l'appareil doit alors être fendu.

Certains protègent les points de compression par du feutre. Les bandes de plâtre sont préparées en fonction de leur taille et de leurs caractéristiques ainsi que les attelles qui renforcent l'appareil lors de sa confection. L'augmentation de la chaleur de l'eau raccourcit le temps de prise du plâtre. La position du membre est définie avant la réalisation du plâtre et est maintenue durant toute celle-ci par le patient confortablement installé, ou un aide.

Elle répond à des critères que nous développerons dans les paragraphes suivants.

Elle ne doit en aucun cas être modifiée pendant la dessiccation du plâtre, au risque d'induire, au pli de flexion des articulations, un appui excessif, source d'escarres ou de syndromes compressifs vasculaire ou nerveux. Immersion et application Les bandes de plâtre, déroulées sur les premiers centimètres, sont maintenues élimination du plâtre.

Elles sont appliquées sur le jersey en épousant les formes anatomiques. La bande est déroulée d'une main en évitant les plis ; l'autre main de l'opérateur étale la partie déroulée et la lisse en même temps.

ORTHOPEDIQUE TÉLÉCHARGER EMC CHIRURGIE

Ce lissage, à chaque tour de bande, évite le feuilletage entre les couches, assure l'homogénéité du plâtre et permet l'expulsion des bulles d'air. Au niveau des plis de flexion des articulations, il faut éviter l'application transversale de la bande au risque de former une bride, source de striction.

Chaque bande est déroulée en recouvrant le tour de bande précédant de la moitié de la largeur de celle-ci. Le jersey est retourné aux extrémités avant les dernières bandes afin d'éviter le contact du plâtre avec la peau. Les attelles de renforcement sont incluses dans l'appareil avant l'application de la dernière bande.

Le plâtre est ensuite moulé sur le membre, surtout au niveau des saillies osseuses autour des articulations. Ce modelage se réalise mains à plat en évitant de laisser les empreintes des doigts sur l'appareil, facteurs d'hyperpression localisée.

Le lissage du plâtre est fait une fois que le plâtre a acquis une certaine tenue, avec le bord cubital de la main, la première commissure ou un morceau de plastique ou de latex préalablement humidifié.

La solidité de l'appareil ne dépend pas du nombre de bandes utilisées, mais de la répartition de celles-ci. Lors du durcissement du plâtre, un échauffement d'une trentaine de degrés est normal. L'appareil plâtré doit être annoté au crayon à encre avec la date de confection, les dates prévues du changement et de l'ablation, les noms du médecin prescripteur et de la personne l'ayant réalisé, ainsi que, le cas échéant, le dessin de la fracture ayant motivé l'immobilisation.

Le plâtre est sec passé un délai de 36 à 48 heures. Nous recommandons la reprise de l'appui sur les immobilisations du membre inférieur au-delà de 48 heures, de ne pas sécher le plâtre par des moyens artificiels, ni reposer le plâtre sur une surface dure, au risque de le déformer. Deux autres règles classiques doivent être rappelées : l'immobilisation d'une fracture doit englober les articulations sus- et sousjacentes ; il ne faut pas serrer les tours de bandes pour éviter la striction après dessiccation.

Sarmiento [6] a partiellement relativisé ces deux règles cf infra.

Cette ouverture est guidée par une cordelette mise au contact du jersey avant la réalisation du plâtre. L'ablation de la cordelette à travers la fente est synonyme d'ouverture complète du plâtre. Après confection, l'auteur de l'appareil doit vérifier qu'il n'existe pas de compression sur les zones décrites dans le tableau I et que les possibilités fonctionnelles des articulations sus- et sous-jacentes sont préservées.

Conseils à donner au patient Après la confection d'un plâtre, des explications doivent être données au patient. Un imprimé les résumant peut lui être remis.

EMC ORTHOPEDIQUE TÉLÉCHARGER CHIRURGIE

Ces conseils sont les suivants : éléments de surveillance cf infra ; surélévation du membre immobilisé, surtout dans les premiers jours après le traumatisme ou l'acte opératoire : membre supérieur : maintien par une écharpe de façon à ce que le poignet soit plus haut que le coude par rapport à l'horizontale, main surélevée sur un coussin lors du décubitus ; membre inférieur : le plus souvent dans la journée, être assis avec le talon reposé sur une chaise afin que la cheville soit surélevée par rapport au genou ; la nuit, surélever les pieds du lit de 5 à 10 cm ; entretien quotidien de la musculature surtout au membre inférieur, par des contractions isométriques, et des amplitudes articulaires des articulations sus- et sous-jacentes laissées libres par l'immobilisation, surtout au niveau des doigts ; ne pas mouiller l'appareil ; éviter de conduire un quelconque moyen de transport ; consulter rapidement un médecin en cas d'apparition d'un signe anormal ou d'une détérioration du plâtre.

Ablation Elle se fait à l'aide d'une scie oscillante à plâtre. Il ne faut pas suivre les saillies osseuses, telle la crête tibiale, pour retirer les appareils plâtrés, au risque d'occasionner des lésions cutanées.

Le membre libéré est lavé. Avantages de l'appareil plâtré En général, on note : une relative facilité d'exécution ; un faible coût ; une bonne tolérance ; une porosité permettant l'aération de la peau ; peu de phénomènes allergiques.

Dans le traitement des fractures, c'est : l'innocuité ; le risque infectieux réduit ; la qualité mécanique du cal ; les retouches possibles par gypsotomie, en réduction cf infra ; le résultat esthétique avec absence de cicatrice. Dans le traitement des fractures, ce sont : l'imprécision de réduction ; la radiotransparence hétérogène rendant difficile la surveillance radiologiques des fractures articulaires, des petits os du carpe ou du tarse, ou en cas d'ostéoporose.

Complications Elles sont nombreuses. Elles concernent l'ensemble des appareils de contention et de correction, et tout particulièrement les plâtres circulaires utilisés dans le traitement non sanglant des fractures. Ces complications, associées à l'inévitable inconfort du plâtre, expliquent leur relative impopularité chez les patients ; d'autre part elles imposent au praticien, au médecin ou au chirurgien des astreintes de surveillance et de suivi qualifiées à tort de fastidieuses.

Complications orthopédiques Déplacement secondaire du foyer de fracture Il est provoqué par plusieurs facteurs qui peuvent s'associer : en premier lieu, les limites de la méthode : l'appareil plâtré n'assure, en effet, qu'une immobilisation imparfaite des fragments, en particulier des fractures instables et dans certaines localisations bras, cuisse, etc.

La survenue d'un déplacement secondaire, malgré ces précautions, impose une reprise de la réduction éventuellement sous anesthésie générale. Raideurs tardives à l'ablation de l'appareil plâtré La marche, les exercices sous plâtre peuvent en atténuer l'importance. Accompagnant le traitement par plâtre classique d'une fracture diaphysaire, elles disparaissent plus ou moins complètement après une rééducation bien conduite. Sarmiento, en libérant dès le 10e jour les articulations sus- et sous-jacentes, et en réintroduisant précocement le jeu articulaire et la mise en charge, a apporté une contribution décisive à la prévention de ces troubles.

Les raideurs après fractures articulaires sont beaucoup plus rebelles et laissent souvent des séquelles définitives. Pour cette raison, le traitement par immobilisation de ces fractures a été presque abandonné au bénéfice du traitement chirurgical qui autorise la mobilisation et la rééducation précoces.

Algoneurodystrophie ou ancien syndrome de Sudeck-Leriche Ce syndrome est beaucoup plus redoutable et imprévisible. Survenant toujours chez des patients hyperanxieux, il se manifeste par des raideurs hyperalgiques accompagnées de troubles trophiques hypersudation, cyanose, atrophie musculaire. La radiographie objective une déminéralisation régionale dont l'aspect pommelé est caractéristique.

Le traitement est long, complexe et difficile. Les troubles ne sont pas toujours réversibles et peuvent laisser dans les cas graves, en particulier au niveau de la main, des séquelles anatomiques et fonctionnelles définitives. Leur prévention par des mobilisations précoces, des contractions musculaires ou la mise en charge est aléatoire. Complications cutanées Elles sont fréquentes avec les plâtres circulaires : banales et bénignes à l'ablation du plâtre peau sèche, desquamations, poussée de pilosité, cyanose des extrémités , ces petits désagréments disparaissent en peu de temps par des soins appropriés ; à l'opposé, les ulcérations cutanées sous plâtre peuvent survenir à tout moment, tout particulièrement au niveau des saillies osseuses, sièges d'élection des points de compression.

Elles doivent absolument être évitées. Au départ, simple irritation cutanée, pouvant entraîner des douleurs et une élévation de la température, la lésion peut aller jusqu'à l'escarre profond et se révéler par une tache suspecte à la surface du plâtre ou par des signes infectieux. Cette complication est évitable par la confection minutieuse de l'appareil plâtré, et par la vérification fréquente du plâtre.

Il faut savoir effectuer une fenêtre en regard de la zone suspecte, la répéter et ne pas hésiter, s'il y a menace cutanée, à changer le plâtre. Complications graves Elles demeurent exceptionnelles et ne doivent pas se voir avec un bonne surveillance. Phlébite sous plâtre et maladie thromboembolique C'est une complication sérieuse et fréquente, presqu'exclusivement consécutive aux immobilisations du membre inférieur.

En raison même de la présence de cet appareil, le diagnostic précoce est souvent malaisé. L'examen clinique du membre, après découpe du plâtre, la phlébographie ou l'échodoppler confirmeront le diagnostic et seront suivis de la mise en route du traitement curatif. La prévention systématique de cette complication est impérative. Elle permet d'en limiter la fréquence. Le traitement anticoagulant adéquat sera initié par le chirurgien, poursuivi et surveillé par le médecin traitant à domicile jusqu'à ablation du plâtre.

Complications nerveuses Au membre supérieur, elles concernent les nerfs ulnaire et radial et plus rarement le nerf médian. Au membre inférieur, c'est surtout le sciatique poplité externe. Ces complications associent des paresthésies distales, des troubles objectifs de la sensibilité et des modifications trophiques de la peau. Elles sont le plus souvent provoquées par un plâtre circulaire ajusté. Tout fourmillement impose l'ouverture de l'appareil plâtré, voire son ablation afin de supprimer la compression.

Complication vasculaire C'est la complication la plus redoutable. Elle débute par une cyanose des extrémités, puis se manifeste par le refroidissement distal, l'absence de pouls, les dysesthésies des extrémités et surtout la douleur. Ce tableau réalise le classique syndrome de Volkmann aux conséquences fâcheuses. Il peut s'installer quelques heures après la confection d'un plâtre, mais le risque persiste quelques jours.

Fréquent chez l'enfant au membre supérieur, il peut compliquer aussi les immobilisations des membres inférieurs. Les séquelles sont graves. La prévention se fait par l'ouverture systématique de tout appareil plâtré circulaire aux membres et par la surveillance vigilante, en particulier des pouls périphériques, les premiers jours.

Gypsotomie Dans certains cas de réduction de fractures diaphysaires ou métaphysodiaphysaires des os longs, on peut être amené à corriger un défaut d'axe sous plâtre. On pratique alors une gypsotomie fig 1, 2, 3 et 4 sur plâtre sec qui est une section pratiquement circonférentielle du plâtre permettant une correction angulaire. Elle ne nécessite pas d'anesthésie générale, tout au plus une simple prémédication. Le plus souvent, il s'agit d'une gypsotomie d'ouverture fixée par une cale en bois, ou un fragment de liège taillé à la bonne épaisseur.

Toute gypsotomie impose, après dessiccation, la vérification de l'état cutané en regard de l'ouverture. Surveillance d'un plâtre Les règles de surveillance d'un plâtre doivent être précises, rigoureuses, expliquées au patient et au personnel hospitalier.

Cette surveillance attentive est non seulement effectuée dans les suites immédiates, mais au long cours, durant toute la durée de l'immobilisation. En cas de sortie immédiate du patient, des consignes strictes et précises concernant cette surveillance doivent lui être fournies.

La découverte d'un de ces signes, même si les pouls pulpaires ou périphériques sont normaux, implique la consultation immédiate d'un médecin, l'ouverture du plâtre avec le jersey, la surélévation du membre, voire la prise des pressions des différents compartiments et, si nécessaire, une aponévrotomie en cas de syndrome des loges.

Règles d'or : ne jamais prendre à la légère les plaintes d'un malade plâtré ; mieux vaut fenêtrer, fendre, changer le plâtre à la moindre alerte, voire à la suite d'une fausse alerte, que de pêcher par omission. Différents appareils plâtrés Nous décrivons les principaux appareils plâtrés, utilisés à l'heure actuelle, au niveau des différents segments du corps. Le matériel jersey, ouate orthopédique, feutres de protection, et bandes plâtrées est choisi et préparé dans les dimensions et quantités appropriées à chaque localisation, et est fonction de la dextérité, de l'expérience et de l'habitude de la personne qui immobilise, ainsi que de l'âge et de la corpulence du sujet.

La confection des appareils plâtrés doit toujours débuter de la partie proximale du membre vers plus courantes mais celles-ci ne sont pas limitatives. Il convient d'expliquer au patient le but du traitement, et le déroulement de l'immobilisation, afin de faciliter celle-ci, ainsi que la durée et les différentes séquences du traitement. Les appareils décrits sont circulaires. Ils peuvent tous être réalisés en version simplifiée sous forme d'attelles enveloppées dans du jersey et maintenues par des bandes, ou de gouttières mieux moulées, plus solides et plus confortables, obtenues par découpe en bivalve d'un plâtre circulaire bien matelassé.

Appareils du membre supérieur Au membre supérieur, toute bague ou bracelet doit être ôté avant le début de la contention. Le patient est installé assis ou en décubitus, membre supérieur soutenu par un aide, ou en traction à l'aide de doigtiers japonais en cas de fracture du poignet nécessitant une réduction orthopédique. Ce boléro était employé dans les fractures de la clavicule. Plâtre thoracobrachial fig 5 Cet appareil immobilise l'épaule, le bras, le coude et l'avant-bras.

Il est fait, patient assis sur un tabouret ou en décubitus dorsal cf infra, Confection d'un corset et est composé de deux parties thoracique et brachiale réalisées successivement. Commencer par le corset thoracique confectionné avec deux bretelles, s'appuyant sur les crêtes iliaques dont la réalisation est identique à celle du corset plâtré.

Recouvrir le membre supérieur à immobiliser de deux attelles, interne et externe, unies en proximal au corset, en protégeant le creux axillaire.

Solidariser les deux attelles par des tours de bandes circulaires et des attelles de renforcement. Découper la bretelle controlatérale au membre immobilisé.

Assurer la consolidation possible du montage par interposition d'une baguette de bois entre le bras et la partie basse du corset, baguette qui est ensuite noyée dans le plâtre. Il faut rappeler qu'il est possible d'associer à cet appareil un système de traction réalisé par bande et attelle, ou par broche transolécrânienne noyée dans le plâtre.

Cette immobilisation était utilisée dans les fractures de l'omoplate, de l'extrémité supérieure de l'humérus ou de la diaphyse humérale. Actuellement, nombre de ces fractures sont traitées de manière chirurgicale, ou par des appareils d'abduction manufacturés, adaptables et amovibles, ou par de simples bandages coude au corps type Desault ou Dujarier. Plâtre brachioantébrachial en réalité brachiopalmaire fig 6 Le coude, l'avant-bras et le poignet sont immobilisés par cet appareil dans la position de fonction déjà décrite, sauf indication particulière.

Appliquer le jersey et la ouate orthopédiques sur le membre supérieur, avec un trou dans le jersey au niveau du pouce. Débuter l'appareil sur la partie proximale du bras, sous le creux axillaire en interne et au-dessous du trochiter en externe en évitant de comprimer le nerf radial à sa face postérieure. Éviter de passer les bandes de plâtre transversalement au niveau du pli du coude. Les passer en 8 à ce niveau, ou en confectionnant au préalable une chambre antérieure avant de poser les bandes transversalement.

Il est impératif de ne pas modifier l'angulation du plâtre à partir de ce moment. Arrêter le plâtre au niveau de la main, sur la face dorsale, au niveau des têtes des métacarpiens en les recouvrant, ce qui permet un drainage efficace des veines du dos de la main et, sur la face palmaire, au niveau du pli de flexion proximal de la main afin de permettre une flexion des métacarpophalangiennes.

Dégager la base du pouce afin d'autoriser une abduction sans conflit. Maintenir le plâtre par une écharpe, de façon à ce que le poignet soit surélevé par rapport au coude. Ce genre d'immobilisation est utilisé dans les traumatismes du coude, de l'avantbras ou du poignet, que le traitement soit chirurgical ou orthopédique, dans la période postopératoire des interventions réglées des mêmes parties du membre et, pour certains, dans le traitement par plâtre pendant des fractures de l'humérus un poids est alors accroché à la partie antébrachiale de l'appareil.

Plâtre antébrachiopalmaire ou manchette plâtrée fig 7 Il laisse libre le coude, et immobilise le poignet et le carpe. Débuter l'appareil au niveau du coude, à deux travers de doigts sous le pli de flexion du coude, vérifier sa liberté à la fin du plâtre mêmes limites inférieures que celle du plâtre brachioantébrachial. Mouler ce plâtre parfaitement afin qu'il ne glisse pas et qu'il ne perde son action de contention.

Cet appareil est employé dans les traumatismes de l'avant-bras et du poignet, le plus souvent en relais à 3 ou 4 semaines d'un plâtre brachioantébrachial, ou dans la chirurgie réglée du poignet. Variantes Manchette scaphoïde fig 8 : mêmes limites que la manchette plâtrée, à laquelle est ajoutée une bande immobilisant le pouce, articulation métacarpophalangienne comprise, en position d'opposition et d'abduction maximales.

Ce plâtre est utilisé dans les traumatismes du scaphoïde ou dans les entorses de l'articulation métacarpophalangienne du pouce. Certains préfèrent immobiliser le coude dans le traitement des fractures du scaphoïde. Gantelet plâtré : c'est une manchette scaphoïde qui s'arrête au ras du poignet. Il est utilisé, par certains, en cas d'entorse métacarpophalangienne du pouce. Elle est avantageusement remplacée par l'attelle commissurale du premier espace.

Le Manuel Du Resident - Techniques Chirurgicales Orthopédie-traumatologie.pdf

Appareils de la ceinture pelvienne et du membre inférieur pelvipédieux ou cruropédieux, les longues immobilisations au lit, et est réalisée une sollicitation mécanique du squelette et des muscles dynamisation bénéfique pour la guérison des lésions. La réalisation de ces appareils plâtrés nécessite souvent la présence d'un aide. Ils sont effectués en décubitus dorsal ou jambe pendante.

Il ne faut pas oublier la prescription systématique d'une prophylaxie antithrombotique. Plâtre pelvipédieux fig 9 Il immobilise le bassin et la totalité du membre inférieur allant des dernières côtes et prenant également le pied, assurant ainsi un meilleur confort et évitant les points de compression du rebord du plâtre sur le tendon d'Achille. Protéger le périnée avec du sparadrap pendant la confection.

Enfiler le jersey au membre inférieur, en faisant chevaucher les deux jerseys. Ne pas oublier de matelasser les points d'appui. Placer le patient sur la table avec le pelvisupport. Dérouler les bandes en modelant les crêtes iliaques, le pubis, les grands trochanters, les saillies du genou et les malléoles.

L'immobilisation du membre inférieur reprend les critères déjà cités. Renforcer, par des attelles 5 à 6 épaisseurs de bandes de 15 cm de large , les faces antérieures et latérales, partant des épines iliaques et finissant au-dessous du genou, ainsi que l'articulation entre les deux parties du plâtre par une attelle cravatant le sommet de la cuisse.

Il est encore utilisé chez le jeune enfant, exceptionnellement chez l'adulte, après chirurgie de la hanche, fracture du cotyle, dans les atteintes infectieuses de la hanche et aussi du fémur. Autres versions Le bermuda plâtré fig 10 est un pelvipédieux allégé qui s'arrête audessus du genou, de façon à permettre la flexion de celui-ci. Il peut être utilisé en relais d'un plâtre pelvipédieux, pour des lésions traumatiques ou dystrophiques de la hanche chez l'enfant.

Certains traitent de la sorte les fractures engrenées en coxa valga du vieillard. Il est nécessaire lorsqu'il faut immobiliser la hanche lésée en forte abduction, ou, chez le petit enfant, afin de bien bloquer le bassin dans la prise en charge des luxations congénitales de hanche.

Plâtre cruropédieux fig 11 C'est un des plâtres, avec le plâtre brachioantébrachial et la botte plâtrée, les plus fréquemment confectionnés. Le patient est en décubitus dorsal, fesse homolatérale surélevée par un coussin qui corrige la rotation externe automatique du membre inférieur et surélève celui-ci.

Débuter le plâtre en réalisant correctement un appui trochantérien mettre le membre légèrement en abduction pour bien modeler le plâtre sur le sommet du grand trochanter.

La chirurgie orthopédique et traumatologique connectée

Renforcer la partie crurojambière par une longue attelle postérieure et une courte antérieure. Arrêter le plâtre sous la tête des métatarsiens, ou confectionner une semelle allant au-delà des orteils.

Retirer le support à genou, en vérifiant l'absence de compression du creux poplité et passer une dernière bande sur le genou. Si le patient doit être mis en charge, placer une talonnette dans l'axe du squelette jambier ou une semelle de marche. Ses indications sont nombreuses et concernent tous les âges : immobilisation postopératoire après intervention pour lésions osseuses, tendineuses, articulaires du membre inférieur, traitement orthopédique des fractures de jambe, du cou-de-pied, parfois même du tarse postérieur, etc.

Ce long plâtre bloquant le genou et la tibiotarsienne, remontant haut à la racine de la cuisse, en place 3 mois dans le traitement classique, selon Böhler, des fractures de jambe [1] , même muni d'une semelle de marche, est indiscutablement inconfortable, en particulier pour les personnes âgées ; il est aussi responsable de raideur, de troubles trophiques et d'amyotrophie. Appareil de Sarmiento fig 12 Sarmiento a introduit, en , un nouveau concept de traitement des fractures de jambe basé sur trois principes : l'immobilisation des articulations sus- et sous-jacentes n'est pas indispensable à la consolidation ; la reprise fonctionnelle précoce favorise l'ostéogenèse ; l'immobilisation stricte du foyer de fracture n'est pas une condition préalable à la guérison des fractures.